Art et ésotérisme

The leftovers – Saison 2

The leftovers – Saison 2

La Possibilité d’une (autre) vie…

Des Nouvelles du front, des news de l’apocalypse, il faut sauver le soldat, la soldate qui est en vous ! Je vous avais un peu parlé, l’année dernière, chères lectrices, chers lecteurs, de cette excellente série fictionnelle « The Leftovers » (HBO-Canal+), littéralement : « Ceux qui restent », me revoici donc pour deviser un peu de la saison 2 qui vient de se terminer…

Mais peut-être souhaitez-vous lire ou relire mon article relatif à la saison 1 de The leftovers ? (cliquer sur le titre avant de poursuivre)…

The Leftovers, saison 2, une série biblique toujours prenante, déroutante, emplie de mystères et d’effroi, d’énigmes insondables, de tensions permanentes, vient de se terminer. Déjà excellente dès la première saison, la suite proposée cette année ne m’a pas déçu. Certes, rugueuse dès l’entame avec une femme des cavernes qui donne naissance en pleine nature et au bord d’une rivière à un enfant par la suite recueilli, la force du chaos qui subitement se déchaîne, engloutit, lui, sans discernement toute la tribu mais ne légitimerait-il pas en compensation la vie sous d’autres formes ? Un peu comme si ce qui serait détruit quelque part serait mécaniquement recréé autre part ? La question est posée, même si, j’aurais pu l’expliquer à l’envers cette phrase ci-dessus mais la saison 2 débutant ainsi…

Que s’est-il passé la nuit du 14 octobre de la saison 1 ? Où sont les disparus (2% de la population mondiale s’est évaporée, sans distinction de race, de religion, genre, âge) ? Comment expliquer ce  « sudden departure », ce départ soudain de tous ces gens et dont l’absence inopinée continue d’affecter le reste d’une population mondiale traumatisée ? Entre deuil et espoir que les choses se rétablissent, entre actions et réactions afin de survivre et de continuer à vivre, d’autres ont pris le parti de se figer, d’attendre, de comprendre. On reste circonspects devant la léthargie comme la suractivité, nous le savons tous, en toute chose, un point d’équilibre semble nécessaire à trouver, cela nous paraît même vital mais qu’est-ce qu’un point d’équilibre lorsque plus grand chose ne semble stable ?

 La petite ville de « Jarden » rebaptisée « Miracle » au Texas n’a elle, subit aucune disparition et suscite donc de la part d’un grand nombre de personnes, une foule en réalité (touristes), un vif intérêt car il semblerait que ce soit là qu’il faille être afin d’être préservé du courroux de la terre et des cieux. Aussi, convergent vers cette bourgade des cohortes de gens déboussolés, affamés et ayant soif de vérités voire d’absolues vérités, à moins que simplement sauver sa peau ne suffise en l’espèce ?

Mon but n’est pas de vous dévoiler ce que vous pourriez voir donc quelques sentiments généraux me viennent à l’esprit : la vie jaillit-elle forcément d’une source sacrée ? Que doit-on penser de ceux qui survivent mieux que les autres lors de grands bouleversements ? Cela pourrait tout aussi bien être une grave crise économique, type la grande dépression de 1930 ; que doit-on penser de la foi qui assène, qui panse quelques plaies béantes mais qui ne calme pas toujours la colère face à l’injustice permanente ? Et puis, le destin de l’humanité, quel est-il vraiment ? Allons-nous avec cette série, résolument vers une sorte de torture lancinante, l’attente, en espérant en connaître, à bout de forces, enfin, la ou les raisons ?…

Qu’est-ce que l’Univers finalement ?…

Le temps et l’immensité sont les vecteurs de cette série, je vous invite à bien comprendre d’ailleurs que le temps que nous pensons maîtrisé n’est qu’un leurre que nous avons bâti sur du sable car le temps est un caprice ou un ordonnancement de la sainte nature? Il décide pour vous de ce qui vivra, de ce qui ne vivra pas, une sorte de génie, Dieu si vous voulez, semble à la manœuvre et plutôt que d’être confrontés au vide, nous pourrions tous finalement accepter cette idée, ce postulat et c’est, peut-être, plus confortable que de n’avoir jamais de réponses, comme quoi, nous ferions quelques concessions intellectuelles pour des planches de Salut spirituelles… Un peu en action, fierté dissimulée, le fameux mais présomptueux : donnant-donnant.

Le héros de cette série, Kévin Garvey (Justin Théroux) se bat au courage contre ses démons tenaces, s’il se sauve, notamment par le biais de combats situés dans le plan Mental, il sera en mesure de sécuriser sa famille, les siens car il reste un fédérateur, un aimant vers lequel semble voyager nombre de personnes. La survivance de certains Êtres autour de nous, au charisme affirmé, recèlerait-elle la clé de l’intégrité pour quelques autres ? Survivra-t-il à ses épreuves ? Hum, c’est un peu fragile tout cela, ce principe a minima du Chef et de ses administrés soumis. Constat païen ? Constat messianique ? A vous de me le dire.

Quant aux « Guilty Remnant », (« les restants coupables » qui ont fait vœu de silence mais aussi d’agressivité sourde envers le reste de la population), la culpabilisation qui serait une œuvre de rachat fluctuant allègrement vers le nihilisme, passerait-elle par un sacrifice de leur santé comme de celle des autres et ce, afin de mourir plus vite ? D’être ainsi délivrés d’une vie devenue inutile ? D’ailleurs, doit-on mourir plus vite suite à la disparition soudaine d’un proche ? La question semble toujours se poser, mais alors, la culpabilisation, serait en ce cas une lame exécutrice au lieu d’être rédemptrice ? Car nous tous, si nous nous projetons un peu, n’espérons que cela vis-à-vis de nos plaies intérieures, nous souhaitons guérir de nos maladies, pas d’en mourir, le combat titillerait la providence dit-on, il aurait, de fait, sa légitimité à défaut d’avoir forcément sa raison profonde claire et précise mais resterait arqué sur une issue potentiellement angoissante. L’espoir est à ce prix !

Le Pasteur du film l’ayant bien compris, navigue lui, bien maladroit, entre quête de rachat et petits arrangements intra-personnels résolument tournés vers la vie mais s’il décide d’être un exemple pour ceux qui auraient besoin d’exulter des colères, alors, la case affliction bien visible de tous, semblerait fort logiquement lui tendre les bras. N’est-il pas à lui seul, la Bible, les saintes écritures avec ses paraboles ?

Nora, pendant ce temps, adopte un bébé abandonné, elle incarne à ce titre, l’espoir, le futur, le tangent ; la protection d’autrui, de plus faible que soit, voilà assurément une once d’humanité comme de tendresse qui vous renforcent dans un océan de lâchetés et de bassesses.

A l’image de notre existence, ne serait-ce pas au travers de cette série, la futilité contre la nécessité, la niaiserie contre la grandeur d’âme ?…

A l’image de cette série, ce que je constate, c’est qu’on n'a jamais autant eu besoin de Médiums mais cela ne doit jamais faire oublier que l’adversité, la vôtre, ne sera combattue que par vous-même, point de guerriers par procurations, la douleur s’affronte souvent dans une solitude qui vous renverrait sine die à vos chères études philosophiques, spirituelles, humanistes ; pour peu, s’en donner les moyens, histoire d’espérer survivre un peu plus… 

Au secours, cette série m’étouffe ai-je entendu ! Bien, bien, toujours est-il que l’arène est prête pour une prochaine et dernière saison (3). Je finis cet article comme j’ai terminé le précédent, par une question plus une :

Qui sont les Morts ? Ceux qui se sont endormis ou ceux qui pensent être éveillés ?

Envie de vous offrir le DVD de la saison 2 ?

Ou peut-être vous ai-je donné envie de vous procurer les 2 saisons ?

Yann d'Auxi Médium Spirite (cliquez sur le nom pour visiter le site de voyance)

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