Conversations spirites

Prendre du recul – Texte spirite 37

Prendre du recul

L’abstrait en Médiumnité

 L’existence est une œuvre difficile, chahutée et sujette à de multiples controverses internes et externes sur nos différentes façons de penser, d’agir ou de non-agir. Ce qui peut nous apparaître sympathique ou primordial peut être ressenti par les autres comme chose insignifiante voire détestable. C’est ce qui différencie les êtres les uns des autres, les attirances, les rejets et les choix divers. Nous devons tous, néanmoins et au nom de l’humanisme qui est censé nous régir, respecter cela.

La base de la tranquillité alliée aux développements de l’épanouissement personnel ne résonne pas forcément de la même façon chez les autres, c’est ainsi et puis, faudrait-il intéresser, agglomérer, tout le monde à ses passions, ses jardins secrets ? Bien entendu que non, nous devons protéger autant que possible dans une certaine intimité ce qui fait de nous des individus complexes sinon comme un état totalitaire géant aux tentacules déployées, nous baignerions à force d’innovations technologiques toujours plus poussées, dans l’uniformité la plus totale. Avouez, ce serait désespérant et désarmant si nous étions dévitalisés de notre énergie créatrice.

La raisonnabilité est un pendant sécuritaire de la ferme raison, c’est même ce respect autogéré de soi pour soi qui solidifiera une certaine sécurité pour tous ceux qui nous environnent, de façon permanente ou occasionnelle.

Le télescopage d’un monde inversé, différent, est en effet, pour toute spectatrice ou spectateur, un élément perturbateur venu d’on-ne-sait-où pour quelques raisons inconnues et souvent vécu en impact comme chose potentiellement agressive, bizarre voire sournoise. Lorsque les autres nous ennuient ou finissent par nous lasser avec leurs propos récurrents sur un sujet précis directement lié à leurs passions dévorantes, nous nous demandons ce qui peut bien leur prendre de nous déranger ainsi. A juste raison, nous pointons de notre regard interrogateur ou comique un peu de leur folie, passagère ou non. Il n’y a alors pas de constat d’adhérence même minimale, cependant, il doit donc y avoir une prise de conscience de la non-possibilité de partager pleinement la différence proposée…

Il y a un élément dans tout ce social apprivoisé, codifié, répétitif, qui aime joyeusement s’inviter, c’est l’abstrait. Pour faire court dans la définition, c’est ce qui se différencie, se dissocie, se distingue de la norme admise pour seule réalité intelligente et se traduit généralement par un discours, des actes ou des expressions artistiques (ou non) originales. Evidemment, le grand public pour l’essentiel ne s’y intéresse que sur des plages données, hors du travail continu qui exige, lui, une rationalité certaine le dimanche ou en congés de préférence car l’esprit de tout-un-chacun est théoriquement plus relâche, le soir via la lecture ou la télévision, en mode festif, celui qui détend les élastiques mentaux.

Lorsque ce pan abstrait s’invite n’importe où sans que nous l’y ayons prié, à la surprise peut se mêler le rejet voire l’agressivité surtout s’il s’incarne dans une personne qui communique subitement avec une autre personne… non-préparée ou trop hermétique de nature.

Si cette personne créative ou réceptive isole un élément d’un tout et l’avance comme un argument de proposition de découverte à la limite de l’admis, elle aura quasiment déposé un cheveu dans la soupe de la bien-bien-pensance, la vôtre peut-être (?), et par-là même aura le cas échéant, crée un bazar intellectuel à se gratter la tête… On peut certes, en rire, l’oublier aussitôt, mais l’humain est formaté pour penser et ressasser ses idées, son vécu, et une fois que quelqu’un introduit une vue oblique dans la tête d’une autre personne, c’est en principe comme un cheval de Troie qui devra tôt ou tard s’ouvrir dans la cité à conquérir. Qu’en sortira-il donc de concret, de positif et de non-violent dans l’esprit ? Mystère !

Les angoisses partent souvent de là, de cet envahissement soudain par une information non-demandée qui passe mal les interstices de la psyché conformiste du receveur volontaire ou involontaire.

En même temps, l’humain est comme cela, demandeur de nouvelles, de nouveauté(s) aussi, peine-t-il à maîtriser la survenue de tout élément extérieur de lui-même par défaut ensuite de gestion critique. Il se laisse envahir par réflexe de survie par une ou des émotions reliées de façon sécuritaire au rejet. En vérité, avec ce filet qui le préserve du vide mental, il se surestime, on peut le comprendre.

L’abstrait en Voyance est réel, la communication extra-sensorielle, celle qui vous est proposée, se pare de mystère car elle « tape » l’espace-temps, celui de la raison d’équilibre contre celui de l’immédiateté, à savoir, votre situation ambiante, celle de l’instant lié à vos préoccupations sur terre. Le même espace-temps qui convoque pourtant le futur par le truchement d’une Voyante-Médium.

C’est un rendez-vous incertain avec l’abstrait car les messages donnés, fournis depuis l’Ether, seront la plupart du temps à double ou triple entente, peu de gens s’en rendent compte. Parfois le médium lui-même n’en saisit pas toute la portée, c’est bien après, voire des années plus tard que tout peut faire sens…

Nous sommes là dans le hors-champ informatif clair de la Voyance, de la Médiumnité.  Comme en Spiritisme, il y a des échos sonores dont nous pourrions parler benoîtement tout en ignorant ceux qui viennent se tapir dans notre dimensionnalité d’existence y compris donc, notre environnement actuel comme celui de demain… et qui attendent, ces échos enfouis, une sorte de « bon moment » pour s’ouvrir, se révéler… Avec quelles conséquences ? Allez savoir… c’est aléatoire et propre à chacun.

Pas ou peu d’actes dans l’existence sans risque mais je maintiens l’esprit aventureux comme moteur de vie et de survie.

Etre différent n’est pas forcément facile mais ce décalage entre la réalité et les détails est comme le rai de lumière sous la porte. Il est vu de ce point qui voit mais qui ne voit pas la Source, comprendre autrement, sur les barreaux de l’échelle, celle de la vie. Personne ne peut affirmer être sur le meilleur barreau que le voisin, fusse-t-il le plus haut et voir à l’horizon, mieux que quiconque, la réalité des choses. Reconnaissons-le, de ses capacités et de son entraînement permanent, une Voyante, Un Voyant, un(e) Spirite, a de très bonnes hauteurs de vues. S’il manie même inconsciemment l’abstrait pour répondre à quelques questions, il y a toujours une raison cachée.

C’est au premier chef pour le confort psychique du Consultant. Au deuxième chef, l’information brute serait trop déstabilisante et serait donc affaiblissante, ce qui n’est pas le but recherché lors d’une consultation dans un Cabinet de Voyance. Idem en spiritisme avec ce point de détail que la curiosité est tout bonnement rejetée par les Hauts-Esprits car vue comme une petitesse ou une faiblesse de caractère. Le danger comme la réussite d’une séance spirite tient quasi-essentiellement à la qualité des participants.

Déroutant article chers lecteurs. Je vous fais remarquer que jamais je ne vous ai invité à me lire, à moins de vouloir ce que vous ne voulez pas, la vue subjective, celle qui peut éblouir, celle qui effraie, celle qui se redoute, celle qui accomplit parfois des vœux ?

Au début de l’article, je vous ai dit : « l’existence est une œuvre difficile, chahutée et sujette à de multiples controverses sur nos façons de penser, d’agir ou de non-agir ». Autant vous le révéler en un choc, vous êtes dans la noirceur de votre obscurantisme, éclairez donc votre chemin, adoptez la différence et vous serez plus à l’aise dans votre système neuronal, celui qui déclenche les rêveries… La conscience est protéiforme, la réalité et ses finalités également.

J’ai vu un film où, incessamment, des portes étaient ouvertes puis fermées. J’en ai déduit que le réalisateur avait, au minimum, une volonté sourde de tout cloisonner et décloisonner de telle sorte qu’il avait volontairement ou non, enfermé tous ses personnages dans la mort ou le délire situationnel.

Libérons les oiseaux de bons ou de mauvais augures, au nom de la liberté comme de la responsabilité. Faisons-le. En y pensant, ce réalisateur a peut-être voulu faire cela, libérer les énergies quelles qu’en soient les conséquences… ?

Le risque est toujours une certaine forme de violence dans les progressions et changements de vie mais, sans cautionner du tout l’extrême, après tout, notre univers depuis le big-bang, n’a-t-il pas connu depuis toujours ce défouloir céleste ?

Nous recherchons les déflagrations émotionnelles et physiques, nous peinons avec cet état de fait au lieu d’apprendre à les accepter comme à en faire des planches à succès.

Allez savoir, si c’est abstrait, c’est que nous n’en sommes pas loin, de cette vérité qui nous échappe…

Nous recherchons tous quelque chose qui s’y apparente et c’est un sacerdoce dans notre monde hyper-matérialiste. Se souvenir qu’il est nécessaire de perdre quelque chose pour en trouver une autre, rien que cette rhétorique est abstraite mais sonne comme une loi universelle à laquelle peu répondent par un enchantement naturel.

Les blocages dans l’existence sont essentiellement dus au fait de la non-acceptation de choses abstraites aussi nécessaires et équilibrantes que les pans rationnels qui nous maintiennent en vie.

Yann d’Auxi Médium-spirite.

Illustration de l’article : Artistic work. The emotions. Decorative and textured techniques on canvas. Author: Nikolay Sivenkov.

Catherine d’Auxi Voyante, Médium et Cartomancienne répond à toutes vos questions. Appelez maintenant le 02.96.38.04.52 ou

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