Conversations spirites

Pourquoi Dieu m’a abandonné

Pourquoi Dieu m’a abandonné

Voilà la question qui me taraudait “Pourquoi Dieu m’a abandonné”. Les épreuves, les événements de vie me touchant directement comme des soucis de santé, ou touchant mes proches comme de graves soucis professionnels pour mon mari ou de sérieux problèmes de santé pour moi et certains membres aimés de ma famille. Partant de là, moi qui ai la Foi, je n’arrivais plus à me relier à la Source. Ce qui a d’ailleurs été acté par la perte de ma médaille de la rue du Bac et de ma croix. En regardant Greenleaf j’ai compris. Ce n’est pas Dieu qui m’a abandonnée, c’est moi qui l’ai abandonné. Je trouvais tout cela tellement injuste, moi qui ai toujours à cœur de servir. Je ne comprends toujours pas pourquoi toutes ces épreuves me sont arrivées en cascade mais ce que je comprends c’est que la Paix du cœur passe par ma réconciliation intérieure avec Lui. J’ai besoin de votre “lecture spirite” (je ne sais pas comment dire) de ces pensées. Merci de votre aide. Anne

C’est d’un postulat terrible qu’un Être humain peut, à lui seul, prétendre abandonner ou être délaissé par le Suprême. On ne sait pas, on ne sait plus où on en est, où on allait, la vie tout-à-coup est une perpétuelle et douloureuse remise en question, ce dont nous sommes sûrs et certains un jour, le lendemain est voué au doute, à la critique, au vide, à l’autodestruction, au rejet ; je ne pense plus ce que je pensais, je n’affirme plus ce que je prétendais… Je souffre et vous le dis !

La vie troublée de celui qui croit est largement assimilable, en un même mot, à un chemin de croix. Autant d’étapes que de fiches en terre comme aux cieux qui ne peuvent en fait se révéler que comme des appels, des messages adressés à la volée à l’intention de l’invisible, à ce pouvoir de la création qui est aussi le pouvoir de la transformation… et ce pouvoir, on le sait, est partout autour de nous, en nous, mais il se révèle muet et ne dit pas ses raisons ni ses intentions, il nous insulterait de son silence et de penser que tout ce qui est omis est donc honni !

Si nous traînons des pieds dans notre foi personnelle et collégiale, si nous avons cette sensation de ne pas être ou ne plus être sur le bon chemin, c’est peut-être qu’il est temps de trouver une voie secondaire à explorer, une voie nouvelle, angoissante par nature, un chemin âpre à emprunter parce qu’il est difficile de savoir à l’avance si nous retomberons sur notre voie principale, cette voie du départ, sûre, rassurante, équilibrante et officielle puisque mariée à la posture familiale, sociale. “Abandonner” est un mot qui trouve ses repères au travers des âges, au travers de notre petite enfance jusqu’à la fin de notre adolescence, les désillusions et les désenchantements en cascades amènent à des sanctions terribles contre soi, les autres et tout ce qui est institutionnel. On rejette ce qui serait responsable en une lutte voulue purificatrice contre ce qui nous aurait ignominieusement trompés…

Alors quoi, au fond, qu’exige-t-on de la foi, de la croyance en déclarant abandonner ou être abandonné ? Tout simplement est demandé plus d’intérêt, plus de concret dans les besoins matériels, les réponses se faisant attendre, une lutte en forme de chantage s’instaure, s’installe et s’emballe, il faut une victime expiatoire et ce sera donc Dieu, ce sacro-saint amour qui ne mérite plus ma contribution, mon attention… Mais l’amour de soi n’est jamais une évidence, c’est un combat de chaque instant, il est permis de monter soi-même sur l’autel sacrificiel mais, en ce cas, plus qu’une défaite, c’est surtout une manière de mettre fin à une douleur tenace, engendrée et entretenue par une flamme en nous, la scélérate !

Alors, que fait donc Dieu, ce principe créateur pour ma pauvre et noble condition humaine ? Pourquoi ne dit-il pas ce qu’il me veut ? Est-il au courant que je suis en train de le lâcher ? Va-t-il réagir ? Se réveiller ? D’énormes enjeux sont sur la table, il s’agit de Lui et d’un Être unique : Moi !

Un texte dit quelque part : “C’est avec patience et renoncement que tu obtiendras ce que tu désires tant mais au moment, où je m’adresserai à toi, tu ne seras déjà plus là, tu seras à parler et à désirer autre chose. Que se sera-t-il passé entre-temps ? Tu auras vécu un désintérêt puis une monotonie qui seront à même d’enfanter un nouvel espoir, une nouvelle réalité et tout ceci fera une journée et si une journée ne fait pas l’année, la valeur d’une année pourra se jouer sur une seule journée, c’est le concept de l’éternité contre l’instantané. Tu n’échapperas pas à ta condition puisque la mienne est ta condition elle-même.”

La réponse à la douleur de l’abandon est quelque part par-là, entre la nécessité de ne plus vouloir voir ni avoir et l’impérieuse urgence à s’abandonner soi car rien ne peut éclore des certitudes, tout naît des doutes et des rejets, quant aux ressentiments accumulés et compréhensibles, ils disparaîtront comme les brouillards sous le soleil. C’est l’abandon qui force le respect car rien n’est plus ouvert qu’à ce moment précis.

“De celui qui me haït, j’en ferais mon meilleur apôtre et à celui-là qui n’avait rien, il aura de façon soudaine tout ce qu’il voudra mais que lui restera-t-il puisque, c’est celui-ci que j’aurai choisi et je l’enverrai à tous ! Ainsi, personne ne sera abandonné et tous seront contentés.”

L’abandon, finalement, serait-ce un acte fondateur au plus profond de soi pour une richesse plus universelle ? Que les gens sages où en colère répondent, ils s’écouteront avant d’être entendus.

Grandir est aussi une douleur osseuse, en l’occurrence, celle de l’âme. Et le papillon ne souffre pas ou plus de sa chrysalide abandonnée, d’ailleurs y pense-t-il seulement, lui qui batifole dans les airs entre joie et allégresse ? Enfin, oui, gardons la vision du Poète à l’esprit car l’abandon est une supercherie exploitée par de vives forces obscures, de quoi se réfugier apeurés dans des bras accueillants, apaisants.

La vie est une sauvegarde permanente de soi, pour commencer.

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