Liberté d'expression laïcité et religion - Diamant Voyance
Questions ésotériques

Liberté d’expression laïcité et religion

Liberté d’expression laïcité et religion

Vous êtes sur un site spirituel et ésotérique. Des millions de français ont défilé pour défendre le Droit d’Expression et au nom de ce Droit d’Expression si précieux en France, une fois encore SANS JUSTIFICATION AUCUNE des assassinats de caricaturistes car en France on ne doit plus mourir pour des idées, nous avons choisi de nous déterminer dans le texte qui suit ce qui paraît nécessaire après un temps de silence et de recueillement. De religion catholique, je respecte profondément mon prochain qu’il soit chrétien, musulman, juif, bouddhiste ou athée. Je fais miens les Commandements dont le 6°, « tu ne tueras point » dans la Bible, cité en premier par le Christ dans l’Evangile selon Saint Matthieu (5 21-26). Les victimes du journal Charlie-Hebdo étaient pour la plupart des dessinateurs et également par certains aspects, des militants politiques ce qui ne doit provoquer ni la haine, ni la mort. En France, ils sont morts pour des idées et c’est intolérable, inadmissible. En Turquie, en Algérie, au Pakistan, au Sénégal, au Mali, au Niger… les français et les chrétiens sont les cibles d’attaques en répression des  parutions de ce journal. Alors… juste victimes collatérales ? Seuls les commentaires respectueux et polis seront validés.

Catherine d’Auxi 

Liberté d'expression laïcité et religionVous allez peut être au vu de l’actualité présumer que je mérite d’être vilipendé, dénoncé, maltraité. Vous allez peut être arguer que je mérite des insultes, des reproches et des quolibets à vie mais ce que vous pensez, surtout, vous le pensez pour vous plus que pour le bien de ce monde troublé. La raison intérieure qui m’habite me penche avec larmes sur les misères de cet univers, elle me demande de distribuer des messages nourris de compassion, des messages d’amour et de fraternité, sont-ce de vains actes au moment où les maux agitent les cœurs et les esprits ? A l’heure où nous trions les morts et les blessés par critères, tout homme de foi où qu’il soit, par sa spiritualité enrichie, priera pour toutes et tous, sans distinction aucune. C’est ce qu’enseignent les Ecritures : « Tu ne jugeras point », l’humilité quémandant à notre âme de prier sans différencier, sinon, nous serions partisans et notre vocation spirituelle ne nous apprend jamais à le faire au risque de la voir vaciller sur elle-même.

La Foi, lorsqu’elle vous gagne, est sans doute un mystère à creuser dans une vie et pour beaucoup un mystère jamais exploré tout au long de l’existence… Finalement, on ne critique que ce que l’on connait mal ou pas du tout. Le respect, ça vous gagne par la mesure, prendre de la hauteur est fondamentalement une bonne chose. L’insulte, la raillerie, la moquerie sont des faiblesses faciles. Personne ne peut dire définitivement ce qu’il sera demain, croyant, agnostique ou athée.

Au final, nous le constatons partout, tout le monde veut SON appréciation de l’existence et de ses faits et si elle ne colle pas à celle des autres, alors commencent les divisions, les agressions et les souffrances. La concorde des peuples n’est pas un vain mot, pourtant, chaque voisin en agresse un autre dans la rue, sur des forums aussi, avec des prétextes instinctifs rarement motivés par une conscience qui peine à se nourrir d’un subtil éclairage. On oppose sa fougue au monde qui nous entoure et il nous rend cette même violence en puissance démultipliée, c’est ainsi que se proposent la vengeance et la haine, deux prétextes facilement empoignables et d’ailleurs saisis comme autant d’instruments de vérités ultimes. Comme il est triste de voir l’apologie primaire s’engouffrer dans toutes ces querelles.

La représentativité d’un dieu, d’un prophète ou d’une icône spirituelle dans le seul but d’en rire avec morgue pourrait être laissée telle une occupation favorite et quotidienne aux débonnaires de la caricature. Il n’empêche, leurs dessins, pamphlets, ne peuvent obliger même sous prétexte de tragédie absolue, tout individu spirituel à adhérer à une cause qu’il n’a jamais épousée (la satire) qui ébranle ses convictions les plus crues, les plus enfouies. Certes, communier avec tous sur une actualité grave est de mise mais survient ce moment dans notre conscience spirituelle où nous ne pouvons cautionner le genre. Déjà, nous le supportions, pourquoi donc se renier ? Par mode ? Par conséquence obligatoire d’affliction ?… Lorsque l’homme pieux se penche sur le pamphlétaire blasphémateur, il n’épouse pas ses instincts, par sa vocation et sa structure, il le console et lui rappelle qu’il est à jamais son frère… et qu’il devra malgré tout rendre comptes ici bas ou ailleurs.

Il est dit partout que ceux qui se différencient des autres seraient des traîtres à la cause commune. Réfléchissons un peu, quelle serait donc aujourd’hui la cause qui expliquerait l’objet de la dispute motivant elle-même pour nous, les croyants, un repli ou plutôt un éloignement salvateur, preuve de sagesse ? Ont-ils pensé à cela ceux qui souhaitent au nom du combat lié à l’intolérance actuelle, nous forcer à nous appliquer à nous-mêmes ce que nous n’acceptons pas ?  Le spirituel est un monde qui, depuis toujours, ne goûte guère l’irrévérencieux, doit-il changer son axe de paix ? Non, la communauté des croyants, des fidèles, prendra sur elle-même, priera pour les victimes, ses agresseurs et ce, sans distinction. C’est la Charge de toute personne ayant la foi solidement accrochée à son cœur, son âme, et elle risque bien de ne pas s’en vanter, elle qui ne se renie pas.

Je ne suis pas Charlie, je ne m’en excuse pas, je prends les douleurs qui parsèment la terre et je tente avec mes modestes moyens de les apaiser, je ne peux que cela, est-ce peu ou beaucoup ? Je ne sais pas, je ne suis que moi-même et j’ai affaire avec mon Invisible, à lui seul, je rends des comptes…

Je suis ma Foi, je la revendique comme chose sacrée et je ne l’impose à personne. C’est mon creuset et il ne blesse personne, ni de près, ni de loin. La paix est un vecteur communicatif avec l’expression, le sourire apaisant, plaisant, si nécessaire. La foi, elle, y contribue dans son humilité et sa simplicité, la liberté d’expression est là, jusque dans la paraphrase aussi. Toute foi est à l’épreuve de la vie comme l’intemporel est au service de la foi donc de la vie, puisse-t-elle être éternelle.

Il n’en reste pas moins qu’il m’apparaît insoutenable qu’on puisse être exécuté pour des dessins. C’est dramatiquement absurde.

Tout est dit, je ne suis pas Charlie mais… je ne suis pas personne non plus.

Riwall Llydaw

 

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