A propos de la Voyance

La Voyance nuit-elle à la Spiritualité ?

La Voyance nuit-elle à la Spiritualité ?

Bonjour, J’ai depuis longtemps des dons de voyance. J’ai un souci, je n’ose pas en parler à ma famille car ils sont à la fois rationnels et catholiques pratiquants. Cela m’amène à poser la question suivante : la voyance nuit-elle  à la spiritualité ? Merci. Romain.

Réponse de Yann – Médium Spirite

Figurez-vous qu’il y a quelques temps, je m’étais déjà posé cette question.  Je pense que la réponse est de bien situer les faits dans la vie d’un sensitif ou d’une sensitive, à savoir, la faculté de Voyance serait-elle survenue avant la naissance d’une spiritualité ou le contraire ? Parce que le bouleversement que cela suppose peut, dans un cas, révéler en sus du don une conscience spirituelle qui peu à peu s’éveillerait filant vers un épanouissement et dans l’autre cas, une situation religieuse (comprenant l’ensemble des dogmes), déjà assise dans votre Être et dans laquelle, la spiritualité ordonnancée serait soudainement chahutée par l’intromission inopinée et mystérieuse de ladite faculté de Voyance. Ce qui la renforcerait, la soutiendrait ou au contraire et au pire, la marginaliserait en soi comme aux yeux de références ecclésiastiques, familiales… Sans oublier,  potentiellement, tous les dégâts psychiques induits par des conseils à refouler ce qui bien naturellement affleurerait.

Votre courte question sous-entend un mariage de raison ou un mariage forcé entre deux états de fait pour un individu. Les deux ne sont pas incompatibles à vivre, à entendre comme à revendiquer mais faut-il pour autant le crier sur les toits ? Beaucoup de gens taisent, par volonté de vivre tranquillement, des dons qu’ils ne satisfont ou prodiguent que dans une certaine intimité. A charge pour le Croyant(e) de niveler ou non sa vie spirituelle notamment par le truchement de la confession.

Il est possible, le débat reste ouvert, que la nuisance comme vous dites, ne débute dans l’esprit du ou de la concerné(e) qu’à l’aube de ses intentions. Que faut-il faire de sa vivace précognition ? Forcément l’exercer ou forcément la taire lorsque cela n’est pas tenter de vainement la juguler ? On ne peut être et en même temps vouloir être autre chose en masquant ou annihilant une grande partie de soi, il y a à assumer ce que l’on est même si cela n’est pas toujours facile. Nous souffrons dans l’ambiguïté, même, elle torture viscéralement l’esprit.

Ce qui nuit à l’âme, c’est le refus du langage cosmique et s’il est plus vivant ou pertinent, semble-t-il pour certaines personnes, se cache ici, une dimension exceptionnelle, celle d’être favorisé et bien sûr, tout comme n’importe quel éclairé(e), il s’agirait d’en faire œuvre utile en passant des messages, dussiez-vous en vivre honnêtement, à mon sens, cela ne choquerait pas l’Omniscient. Pour les autres humains, ceux qui pourfendent allégrement, dites-vous que la nuisance est leur étendard habituel à propos de tout et n’importe quoi. Sur le terrain des actes et des pensées, nous sommes tous matière à bréviaire, une façon de dire qu’au plus profond de votre Être, vous avez votre conscience spirituelle pour vous. Il faut se battre dans la vie, se flageller est une sanction facile mais s’imposer aux autres via le caractère, c’est assurer sa vie, sa survie, donc sa liberté fondamentale.

Je pense que la spiritualité est authentiquement le pied corsé de tout Être mué par la force des choses en héraut pour, a minima, sa communauté. Charge à lui s’il révèle d’autres talents, de gérer sa discrétion comme son éloquence, l’auto-nuisance réside en fait quelque part par là… La peur est ancestrale et est directement reliée au cours des siècles passés aux destins tourmentés des magiciens, devins et autres illusionnistes. La peur d’être banni, d’être accusé, pointé du doigt, sacrifié, la peur d’une sorte d’inquisition vous guette et c’est inconscient.

Votre famille est à aimer et à considérer, non à craindre. Votre vraie question était sans doute celle-ci : Mon don de Voyance ne nuit-il pas à ma famille ? Je pense que se renier au profit d’un petit confort familial empêche toute création d’une autre famille d’exception. C’est au final vouloir empêcher ou gêner l’œuvre du divin qui par ailleurs ne renoncera jamais à ce qu’il entreprend. S’y opposer même en pensant bien faire, c’est ouvrir une lutte bien  épuisante avec le temps qui passe.

Nous gagnons parfois des combats à ne pas combattre, le paradoxe se veut diplomate et résolu, c’est ce qui fait sa force et sa détermination.

Esotériquement,

Yann d'AuxMédium Spirite (cliquez sur le nom pour visiter le site de voyance)

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