Conversations spirites

Catharsis les nécessités de la stabilité de la vie et de son enfer ! – Texte Spirite 30

Catharsis les nécessités de la stabilité de la vie et de son enfer ! Texte Spirite 30

L’âme ne peut se renouveler, se ressaisir comme se nourrir de nouvelles connaissances sans s’être, préalablement, départie de ses fausses idées, opinions, les toutes faites comme celles engrangées depuis longtemps, ajoutons à cela, les aprioris. Pour se renouveler, se purifier l’âme, la réflexion s’avère incontournable, les passions excessives sont à expurger de l'​esprit par le biais de la sublimation des choses artistiques, par exemple, la tragédie d’un opéra sur le registre : peur, effroi, pitié, nous permet de mettre nos propres émotions en autant de perspectives sur l’autel du purgatoire (lié à la narration) donc de la purge intérieure de notre propre esprit. La musique, le chant bouleversant qui transporte l’âme au-delà d’elle-même, la description scénique emprunte de gravité, voilà, des façons de procéder qui font œuvre de purifications émotionnelles. Et nous payons pour cela que cela soit, outre l’opéra, le théâtre, le cinéma, etc.

Serait-ce par le biais de la seule morale que cela soit possible ? La morale humaine est pour l’âme un étai supportable, doux euphémisme pour quelques compromis avec ses profondeurs, ses failles, pourtant, c’est peut-être ce qui tient la baraque de notre conscient et qui permet à notre inconscient, cet ogre mal défini, plus d’élasticité du fait qu’il sera débarrassé de devoir trop se focaliser sur son frère de conscience. Est-ce clair ? Je ne sais, l’Être humain passant son temps à édifier ses propres règles en marge des règles admises sur terre, au sein de la Société, à partir de là, je suis convaincu en tant que médium-spirite, que le no man’s land de notre système de pensée est un vaste champ de ruines perpétuelles, c’est là, à l’aube constante de ce champ de reconstruction permanent que se joue, un théâtre, celui de notre Moi à qui nous devons rabattre sans cesse le caquet. L’humilité commençant par soi, cela débute bien souvent par un combat sur cette nécessité précise.

La sublimation des comportements catastrophiques nous permettrai​t justement de ne pas les reproduire, par peur sans doute, par devoir de faire mieux probablement car le destin de l’individu n’est pas de sombrer dans l’anarchie, cette antithèse de l’amour, cette impasse dégénérative suicidaire visant globalement la perte de soi comme possiblement, l’anéantissement des autres. Non, la sublimation sans processus cathartique semble inconcevable, c’est ce procédé qui répare les âmes, les élève​ et leur permet de poursuivre une aventure humaine sur un tempo de modérations structurelles. Cette même porte de la modération fait œuvre utile car c’est par là que se glissent les éléments spirituels, les emportements fougueux des idéaux bruts à polir et nous ne sommes jamais trop de deux ou de plusieurs afin de se confronter, de s’associer dans le but d’asseoir ce qui semble neuf en nous.

Désormais, la clé du mieux-être, la clé des rencontres avec autrui est définie, la mesure contre la démesure, une bonne chose pour ne pas effrayer ceux qui nous côtoient.

La catharsis, un rituel ? Acheter régulièrement un billet pour un spectacle, s’abonner à quelque chose dans le but de choquer notre âme est, à ma vue, oui, un rituel salvateur. Spiritement, il se dit que « sans rituels, l’Homme serait déjà mort depuis longtemps ». Double clé, ai-je pensé, car cela met l’humanité dans une étrange perspective, vous savez cette image que nous avons tous avec l’épée de Damoclès au-dessus de nos têtes. Après tout, que valons-nous qui ne justifie pas, potentiellement bien sûr, une horreur ou deux ? Shakespeare l’a si bien scénarisé et le Poète l’a dit :

« Je deviens un opéra fabuleux: je vis que tous les êtres ont une fatalité de bonheur : l'action n'est pas la vie, mais une façon de gâcher quelque force, un énervement. La morale est la faiblesse de la cervelle ». Arthur Rimbaud (Une Saison en Enfer – Délires II – Faim). 

Idem, l’actualité est-elle là pour cela ? Les informations en mode 24/24, c’est aussi vous pour vous via ce dont elle se nourrit, les faits-divers par exemple, la télévision a son vecteur rébarbatif. Rassurons-nous, au-delà, du tragique, nous nous réparons sans cesse l’âme, l’esprit et c’est ce qui fait in fine notre capacité à vivre avec les autres voire, nous nous préparerions au bonheur… ou pas. Tel le danseur ou Œdipe, roi de Sophocle, si vous souhaitez déjà franchir une limite, alors, engagez un pas sur le côté, mais à vos risques et périls. Les ténèbres externes génèrent une lumière interne, c’est valable seul mais aussi dès lors que nous vivons en couple, en processus avec les autres. Il en faut partout, du courage, un peu pour cela le fameux « l’enfer, c’est les autres » de Sartre. Hum, belle porte dérobée pour notre conscience enrobée mais cela ne dure que le temps de réaliser ce que nous sommes réellement. 

Tout cet arsenal simple et complexe en vous, Catherine d’Auxi sait l’identifier et le décrire en Consultation de Voyance car le destin, n’est jamais affaire banale dès lors que la complexité est l’invitée permanente. Affres et douleurs, les pointes adjacentes à tout bonheur recherché. C’est écrit ou du moins, cela transpire dans les Cartes, les Tarots et les fumigations internes de la boule de Voyance. Et si l’Oracle se trompe, c’est que vous n’êtes pas encore arrivé à lui, pensez bien à cela. Quoiqu'il en soit, une bonne Voyance peut parfaitement labourer de ce côté-là si le terrain s'y prête, généralement, cela vous affecte et vous êtes susceptibles de retourner cette souffrance en négation(s) et petites agressivités envers la Voyante (qui en a vu d'autres) ; on se défend comme on peut dans la vie, quoi qu’il en soit, dès que le thème est évoqué, vous serez obligé de le travailler en vous… mais c'est un (bon) risque à prendre dans son existence.

Vous pouvez opposer une vérité sans pouvoir à un pouvoir sans vérité, dans les deux cas, les bras vous en tomberont le long du corps, des cuisses… Se sentir inutile, douter, c'est chercher sa voie-voix… intérieure comme de bien entendu. Il y a des chemins enfouis en soi où ôter les ronces est chose nécessaire, ce qui compte ensuite, c'est de bien y circuler.

L'Humain a ses maxillaires qui se serrent vite et fort dans ces moments là, comme une étreinte furieuse et incontrôlable d'un piège à loups en action…

Douceur et férocité, nous sommes.

Extrait de « Conversations Spirites »  de Yann d'Auxi Médium Spirite (cliquez sur le nom pour visiter le site de voyance)

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