Art et ésotérisme

Alexandre Astier Exoconférence avis

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Il n’est pas facile d’écrire une critique sur un spectacle de quelqu’un qu’on apprécie beaucoup. D’ailleurs, cela n’en est pas une, je n’aurais pas cette prétention, disons que c’est un vague point de vue agrémenté de sentiments sur un terrain (scientifique) beaucoup plus riche et complexe qu’il n’y parait et ce, même si l’Auteur s’essaie avec vigueur, humour et entrain à dynamiter idées et acquisitions préconçues, autrement dit : un défi !

J’espère, et c’est vous dire que j’apprécie l’artiste et ses œuvres en général, qu’il ne lira jamais ce qui va suivre… car loin de moi, l’envie de blesser ou pire d’être médisant. Affectivement, ce serait un Big Bang catastrophique. Non, l’idée est de vous parler de l’auteur, de son spectacle, de quelques ressorts extra-fins sans trop en dire pour ceux qui souhaiteraient aller le découvrir.

Dans ce spectacle, Alexandre Astier, c’est un peu l’homme qui voudrait aller beaucoup plus loin dans les choses, les éléments scientifiques, astronomiques…, qui ont jalonné notre Histoire de façon chronologique jusqu’à aujourd’hui. Une Histoire qui est encore la nôtre, bien malgré nous ou à cause de nous. Tant de bêtises ont été véhiculées par de mauvais informateurs voire des médias complices, laxistes, peu regardants sur la vérité rationnelle, tant persistent dans notre culture commune, vérités, contre-vérités et réels mystères. L’artiste s’engage sur un terreau de références sérieuses ou parfois, à desseins, décalées, pour une exploration profonde et définitive de notre univers, non sans oublier de nous avertir, de nous prévenir aussi, de ses propres avancées, de ses acquis. A toutes bonnes fins utiles, il n’a de cesse de s’activer à dépoussiérer des pans entiers de quiproquos millénaires ou récents, de mensonges, de canulars, d’histoires à remettre en perspectives face à la raison scientifique. Bref, il s’ingénie à balayer devant notre porte notre crédulité, notre manque de rigueur.

C’est que l’homme est intelligent, visiblement, il se passionne pour son sujet et en possède une somme d’acquis qui le ferait, sans problème, s’asseoir pour déjeuner avec des astrophysiciens qu’il aime de temps à autre ridiculiser pour leur enfermement, leur phobies sociales, ce qui traduit in fine à mon sens, un désir à l’adresse de notre société, d’une parole de référence plus libérée, validée et accessible à tous. Comprenant cette équation paralysante entre personnes géniales et couches populaires ignares ou presque, il prend donc quelques responsabilités à vouloir combler un fossé abyssal, à nous renseigner sur les pistes à poursuivre, y compris celles dont il serait nécessaire d’oublier l’existence même. C’est là sa force pédagogique et elle est redoublée par une apparence, travaillée ou non, de sérieux, de copain idéal qui porterait une somme de connaissances en lui-même mais qui nous en délivrerait les éléments de façon carrément foutraque, charge à soi de trier, de répertorier… Serait-ce une manière détournée de nous renvoyer à nos chères études, à notre responsabilité d’aller de nous-même au sérieux plutôt que de traîner via l’Internet, de sites en sites tous plus racoleurs les uns que les autres ? Peut-être… le temps passe et astronomiquement, tout nous intéresse mais qu’en est-il réellement de l’épaisseur de notre Connaissance ? Là, il marque un point, aux poings.

La vie extra-terrestre, puisque c’est tout de même le cœur de son spectacle, est dans la même veine. Une cruelle (pour les béats) entreprise de démolition vis-à-vis des facilités que nous avons  à porter crédit à tout ce que nous voyons, à partir et c’est un exemple de nos réseaux sociaux. Il n’a pas tort, si vérité(s) il y a, elles sont ailleurs pour reprendre le thème d’une série bien connue. Encore une fois, apprenons à nous moquer de nous-même pour reprendre confiance et ouvrir les bons livres et surtout, substituer à un écran d’ordinateur, l’écran infini des Cieux qui tend allègrement les bras. Je vous l’avais dit, le personnage est sympathique et futé, même, il parvient à nous faire applaudir nos propres inconséquences mises en scène. Là où se trouve le génie, souvent l’incrédulité prospère. Pas avec Alexandre Astier qui vous plante une tente de raison, vous met dessous et enfonce une à une, et en un savant désordre, les nécessaires sardines afin de maintenir le tout. La fiche en terre, le rationnel en somme… mais il nous réserve, à l’opposé, quelques surprises en un improbable dialogue avec d’autres contrées dans un espace si lointain que le langage n’y est pas encore défini, une allusion à des avancées scientifiques pas encore établies. L’espoir fait vivre est ce qu’il balbutie à nos oreilles. L’espoir doit avoir un rapport avec la finesse !

Et le comique dans tout cela me direz-vous ? Personnellement, je me suis parfois surpris à rire très fort, ce qui n’est guère mon habitude, à sourire aussi et j’avoue également que l'auteur, dans ce spectacle, semble hésiter, du moins est-ce là une impression tenace, entre faire rire, éduquer et semoncer. C’est osé de ma part de dire cela et même si mon avis semble rabrouer l’œuvre, ce qui n’est pas le cas, avec le recul, je me demande s’il n’y a pas là une volonté de libérer la masse de son carcan informatif de base. Ce qui vaut à Alexandre Astier d’être appréhendé comme possible distributeur d’humour paternaliste doué d’un flanc professoral qu’il tient d’ailleurs dans d’autres œuvres.

On aime, on aime moins, comme avec un père à l’humeur changeante, cette navigation incessante entre chaleur et froideur. Et tout ce que j’avance est matérialisé sur scène avec cet imposant escalier qui en symbolisme ne propose pas autre chose que cette capacité à évoluer dans nos différents niveaux de conscience. Charge à nous d’y mettre l’énergie que nous souhaitons y mettre, d’ailleurs, en parlant d’énergie, c’est aussi l’essence de tout le spectacle survitaminé et cela ne vous échappera pas.

La morale (est-ce bien d’inclure ce mot à son propos ?) de ce spectacle n’est-elle pas dans le fait que nous devons apprendre à nous connaître avant de connaître les autres ? Une grande entreprise qui ne sera pas vaine face à un possible céleste noir et ennuyeux, ça, c’est pour la crainte nécessaire soulignée également par le clin d’œil à Copernic. L’obscurantisme, ne serait-ce pas surtout celui dont nous ne voudrions pas sortir ? Fragilité et manque d’humilité de l’Homme, même pieux.

Je vous l’avais dit, l’homme est intelligent, cultivé, pourquoi nous ménagerait-il ? Pour nous faire rire ? Ah rire, se moquer des autres ! Ca va toujours de soi mais lorsque nous sommes la cible, nous ne sommes pas toujours à l’aise… peut-être le voile inconscient de ce spectacle qui fait valser les sentiments comme dans un bocal. Lorsque nous l’ouvrirons à la lumière, nous risquerons l’amertume d’où sans doute les nécessaires sentiments partagés.

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Finalement, pendant 1 h 45, à peu près, nous partons loin, très loin aux confins de l’univers pour en arriver à notre propre narcissisme. En sortant, ma femme Catherine me demandait ce que j’en pensais de ce spectacle, de tout de go, je lui proposais la formule suivante :

« C’était sacrément segmenté, qui plus est, sur une mouvance de hula hoop ! » ! Autrement dit, une volonté de l’artiste à bousculer nos saillants intellectuels sur leurs bases. Ce à quoi, je pourrais ajouter aujourd’hui que nous sommes peut-être exactement à l’échelle intergalactique la Controverse de Valladolid. Nous pourrions très bien être l’enjeu de plus intelligents que nous qui décideraient de notre sort. Cessons de nous penser au faîte, c’est prétentieux, tout comme l’homme et la femme sur une plaque embarqués dans la sonde Pionner 11 dérivant dans l’espace dans le but d’être découverte par d’autres civilisations. Ne nous renvoie-t-elle pas, au final, une image de nous-même assez ridicule ? Ne devrions-nous pas plutôt prier afin de ne pas être repérés trop tôt par quelques peuplades extra-terrestres elles-mêmes agitées ? Si elles existent… Alors nous dit l’auteur : Au travail ! Lunette astronomique, études et bons livres, choix des auteurs et méfiance naturelle de l’internet.

Il a raison Alexandre, formons jeunesse et tant pis pour la vieillesse qui s’est parfois perdue en route. En sortant du spectacle, le sourire coincé ou figé, nous ne pouvons nous en prendre qu’à nous-même de l’étendue de nos méconnaissances.

D’après Alexandre Astier, il faudrait remettre l’enfant au centre de tout et je le cite : « Au Moyen-âge, un enfant qui voulait savoir l'heure devait comprendre sa place dans le monde. ». Je crois bien que nous en sommes encore là, au Moyen-âge, et nous oublions malheureusement d’être l’enfant avide de leçons. Sacré élément de fraîcheur par les temps qui courent…

Je vous le dis, un spectacle à saisir. Fichtre, bousculez-vous un peu… car c’est bien joué Monsieur Alexandre Astier ! On en redemande.

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